Laurent Dominique Fontana est né à Genève en 1938. Fils d’un magistrat à la cour d’assises de Genève, il commence sa formation artistique en 1958 à l’Ecole d’architecture de Genève et la termine en 1962 à l’Ecole des Beaux-arts de la même ville avec le Prix de la jeune peinture, où il enseignera ensuite. Au travers de plusieurs voyages, il se sensibilise à l’humanitaire et se concentre sur l’homme, pour ensuite créer plusieurs installations monumentales au sein de certaines des institutions culturelles les plus importantes de Suisse romande et d’Europe.

Pour des raisons incertaines, il rencontre depuis quelques années un succès certain dans la région du Bas-Valais, où on l’a vu exposer au Châble, à Verbier, et cette même année, à Champex-Lac et au col du Grand-Saint-Bernard.

Laurent Dominique Fontana marque par son obsession d’un seul sujet : l’être humain. Quasi toutes ses œuvres sont ou présentent des figures anthropomorphes et sans visage. La raison à cela est qu’il est scandalisé par ce qui arrive aux hommes sur cette terre, et qu’il utilise ses outils pour marquer son amour indescriptible pour ceux-ci. Depuis quelques décennies, son travail témoigne de l’attachement à "dire" le genre humain, par l’approche de figures masculines, féminines, enfantines. Formes épanouies ou douloureuses, en guerre ou en rêve.

De prime abord, on trouve ses pièces réconfortantes. Elles apportent un confort maternel quand elles sont enceintes et qu’elles dansent sur une roche blonde à la hauteur des myosotis. Mais après s’être attardé à les observer davantage, un sentiment plus trouble, voire une forme de malaise se dégage de leurs visages méconnaissables, et de leurs danses mystiques, ressemblant à des sacrifices, du haut de leurs temples.

C’est peut-être là que réside la réelle force de ces sculptures. Car Fontana, en se penchant sur l’être humain, tel ses veilleurs, exprime une secrète intranquillité, une inquiétude face à leur destin. Sans les moraliser, il témoigne de leur étrangeté ce qui provoque à la fois de la douceur, de la sensualité, de l’inquiétude, parfois de la peur, présentent dans un Jardin hanté par sept pièces en hêtre massif nous observant muettement.

Ses hommes marchent. Ils avancent. Et dans cette vie qui leur est propre, ils se laissent pétrir par le temps, inscrits dans les rainures des bois, des machines et des patines qu’il utilise. Un temps qui pétrit également l’artiste, impliquant le sculpteur dans son époque et dans le monde.

Il vit et travaille à Cartigny (Genève).

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