FARO

Son matériau de prédilection est le bois. Après une phase figurative, Faro s’est intéressé aux chutes, puis il a commencé à glaner des pièces au bord de l’eau: racines, branches dont il apprécie la patine donnée par le courant. Les éléments sont alors empilés ou rassemblés.
Aujourd’hui, la méthode devient brutale, le bois est défoncé, arraché, bouchardé par des outils qu’il a dû en partie fabriquer lui-même.
Certaines oeuvres de Faro renferment un mystère qui semble se rattacher à une pratique vernaculaire. La sacralité y est omniprésente et s’inscrit dans une typologie cultuelle: éléments architecturaux, vasques, totems, étoles... La force qui s’en dégage est presque de nature mythologique. Mais elle prend sa source dans les Alpes, à l’instar d’un Ramuz ou d’un Edouard Vallet.
D’autres travaux se rapportent à la montage dans sa structure, explorant le potentiel poétique de la matière elle-même. Les « dendrolithes » ou les « tours » portent l’empreinte de mouvements telluriques, déchirures de terrain, mouvements rocheux.
Les sculptures de Faro ont quelque chose d’originel, leur langage est essentiel. Elles « ne sont pas de l’ordre du conçu mais du primaire, de l’intuitif...
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