HISTOIRE DU JARDIN
Le Jardin botanique alpin Flore-Alpe a été aménagé en 1927, par l’industriel vaudois Jean-Marcel Aubert (1875-1968). D’abord conçu comme jardin d’agrément autour de sa résidence secondaire, il s’est progressivement développé pour devenir un jardin paysager en forme d’alpinum, une création unique. Les deux chalets, dotés d’une architecture particulière, lui confèrent un charme supplémentaire. De plus, Flore-Alpe est particulièrement intéressant du point de vue de l’histoire de la culture des jardins, car il associe dans un équilibre idéal, l’art des jardins et la science de la botanique.
Le Jardin botanique alpin Flore-Alpe constitue aussi une des collections botaniques vivantes du Canton du Valais en complément de l’herbier cantonal du Musée de la nature du Valais, à Sion. Il ravi les amateurs de belles fleurs comme les scientifiques avides de connaissances. En 2024, la Fondation Etrillard distingue le Jardin botanique Flore Alpe en lui octroyant le Prix du Patrimoine Naturel, valorisant ainsi son engagement et ses actions de recherche, conservation et médiation scientifique. Également, Patrimoine suisse a décerné en 2007 le prestigieux Prix Schulthess des Jardins à Flore-Alpe. Par la remise de ce prix, Patrimoine Suisse rend hommage à la Fondation du Jardin botanique Flore-Alpe, qui entretient ce jardin alpin avec passion depuis plusieurs décennies. Elle souligne que les jardins alpins créés au début du XXème siècle, en réponse à la menace que le tourisme naissant faisait peser sur la flore alpine, jouent aujourd’hui un rôle important dans la recherche sur l’évolution des écosystèmes alpins, et leur conservation.
À l’approche du centenaire du Jardin Flore-Alpe à Champex-Lac (2027), la Fondation qui en assure la gestion a lancé, dès 2023, un travail de recherche sur la vie de son fondateur, Jean-Marcel Aubert. Cette initiative s’inscrivait dans une volonté de mieux comprendre les origines du jardin et de valoriser son histoire. Toutefois, les conclusions des travaux menés ont révélé des éléments sensibles concernant les activités économiques de M. Aubert durant la Seconde Guerre mondiale. Le Conseil de Fondation a alors choisi de faire face à cette part d’ombre avec rigueur et responsabilité, confiant une mission complémentaire à un comité de recherches et d’éthique indépendant (cf Synthèse). Ce travail s’achève par une mise en œuvre concrète d’actions, une communication assumée (cf. communiqué de presse), et la volonté de ne pas s’enfermer dans le débat. « En tirant les enseignements du passé, la Fondation se projette avec clarté et humilité dans l’avenir du jardin, pour que celui-ci continue d’inspirer et d’enseigner. » déclare Sofia de Meyer, présidente du Jardin Flore-Alpe.